Il y un an environ, j'ai entrepris une longue réflexion (qui n'est pas tout à fait finie en y pensant comme il faut!). Ça a commencé avec le désir de changer de maison.
On demeurait à Cookshire, un très beau village du Haut St-François dans les Cantons de l'Est. Nous avions un beau cottage plus que centenaire avec un immense terrain, mais des voisins exécrables des deux côtés qui faisaient que nous n'allions même plus dehors. Même que parfois, même à l'intérieur, c'était à peine supportable. Ce n'est pas vraiment une raison pour déménager, mais avec 40 minutes de route à faire à chaque fois qu'on voulait aller au Carrefour de l'Estrie, je me suis dit que ça valait la peine de tenter le coup.
Après à peu près un million de visiteur (en tout cas, au nombre de fois où j'ai fait le ménage pour des étrangers, c'est ce qui m'a semblé!), en mars 2008, on a enfin vendu la maison de Cookshire.
Pendant cette période, j'ai toujours dit que si je pouvais prendre ma maison sur mes épaules pour la transporter dans un coin plus tranquille, je l'aurai fait. Mais c'était avant de visiter une certaine maison dans l'Ouest de Sherbrooke. Coup de foudre instantané autant pour Claude que pour moi. Beaucoup de tracas plus tard, finalement à la fin avril, nous recevions la confirmation que nous serions les nouveaux propriétaires de cette jolie maison.
Le contraste est frappant : la nouvelle maison est un simple bungalow (il est carré par contre, pas en long, je n'aime pas les bungalows faits sur le long), avec un très petit terrain.
C'était un choix tout à fait logique après la réflexion. Nous étions, Claude et moi, devenus esclaves de nos possessions. Nous ne possédions pas les choses, c'était elles qui nous possédaient. Ce très grand terrain nous donnait minimum une journée et demi de travail par semaine. De plus, peu importe le nombre de plante que je plantais à chaque année, ça ne paraissait jamais, le terrain était nettement trop grand. Nous avions aussi une heure par jour chaque pour se rendre et revenir de nos emplois respectifs et on ne parle pas du ménage de la maison...
Maintenant, le gazon se coupe en 30 minutes maximum et j'ai bien l'intention d'en remplacer une grande partie avec des plates-bandes l'été prochain. Pour ce qui est du ménage, puisque Claude a beaucoup moins de travaux à faire à l'extérieur, on l'entretient tous les deux à chaque jour, ce qui fait que la fin de semaine, nous sommes pratiquement libres de faire ce qui nous plaît.
Je marche aussi pour aller travailler, donc exercice en plus, dont j'ai grandement besoin! Claude et Geneviève sont devenus des as du vélo et de la marche et même le chien se promène à vélo en famille.
Je cuisine plus, je fais plus de choses comme des finitions de broderie, de la couture,...
Vraiment, depuis notre déménagement, je ne fais que me féliciter de notre choix.